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Bon Voyage à travers mes aventures dans les quelques pays que j'ai eu la chance de visiter.

lundi, mars 01, 2010

Nikko et ses temples

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Malvina Speaking :

Pour mes deux derniers jours, nous allons à Nikko, au nord de Tokyo. C’est une petite ville dans les montagnes particulièrement appréciée des touristes (Japonais ou non ; nous n’avons d’ailleurs jamais vu autant de gaijin dans notre wagon !) pour ses sites religieux et ses paysages naturels : montagne, sources chaudes, chutes d’eau… et des dizaines de kilomètres de randonnée. Mais aujourd’hui, le temps est à la pluie.

Nous prenons un pass de bus à volonté et rejoignons notre hôtel. Pour ce dernier séjour, nous avons opté pour un « Ryokan » : une auberge traditionnelle dont les chambres sont dans le plus pur style japonais (entrée sans chaussure dans l’établissement, tatamis au sol dans les chambres, pas de lit, mais un futon que l’on déplie avant de dormir, des panneaux coulissants en guise de porte, pas de toilettes ou de douches privées, mais un onsen commun). Bon, on a pris le moins cher de la ville, donc la déco tombe dans le zen démodé, la fenêtre, sur la route, mais pour moi, c’est déjà très plaisant et dépaysant !

Après avoir posé notre petit sac, nous tombons par hasard sur un panneau « vegetable tempura » sur la devanture d’un restaurant ! Banco ! (tout vient à point pour qui sait attendre) Puis, nous partons à la découverte du complexe religieux. Il y a pas mal de monde (ça nous change !) mais le site est grand et nous nous retrouvons parfois seules dans une atmosphère brumeuse emplie de mystère.





Mais lorsqu’à 14h45 nous en avons fait le tour, on se demande ce qu’on va pouvoir faire du reste de cette humide journée.


Nous trouvons la meilleure place possible pour visiter les alentours de Nikko au chaud : le bus ! Durant 3 heures, nous squattons les banquettes surchauffées (oui car si les Japonais ne chauffent pas chez eux, les transports sont de véritables fours !), le nez collé à la vitre. En plus de nous faire passer le temps agréablement, cette ballade nous permet d’avoir un aperçu des randonnée que nous pourrions faire demain, si le temps n’est pas trop à la pluie. Nous tombons sur quelques magnifiques paysages fantomatiques à souhait et au terminus, l’air s’emplit de relents souffrés : les sources chaudes.


De retour à Nikko, nous profitons du onsen pendant une petite heure, puis nous allons manger à la même adresse que le midi. Sans le savoir (car pour une fois nous étions parties sans guide en poche), nous étions tombé sur LE restaurant sympa et pas cher de Nikko (accessoirement en face de notre Ryokan). Les murs sont tapissés de petits mots des divers touristes qui ont poussé sa porte. Et nous avons sacrifié à la coutume.


Retour au ryokan. La salle à manger n’est occupée que par la tenancière qui regarde le patinage artistique des JO à Vancouver (c’est à peu près la seule chose que nous avons vu sur les diverses télé nippone). Une autre chambre seulement est occupée, mais nous n’avons pas vu nos voisins de la journée ; seulement leurs chaussures à l’entrée.

Nikko est une ville réputée pour son artisanat du bois et le soir, le ryokan propose une initiation à la gravure. Je me porte volontaire pendant que Jessy s’occupe de traiter les photos sur le portable. Même si ma « sensei » connaît un peu d’anglais, elle m’explique tout en japonais… et je ne comprends rien ! Heureusement qu’il y a les gestes et l’observation ! après quelques coups d’essai, je choisis mon modèle, et c’est parti !


J’ai bien aimé ce petit moment de détente et ne suis pas trop mécontente de moi.

La vadrouille loose à Mito

Désolé mais aucune photo n'est disponible sur cette journée particulièrement loose :D. D'ailleurs une des dernieres choses loupées de la journée, c'est que j'ai effacé définitivement sans faire expres toute les photos :p

Bonne lecture quand même

Malvina Speaking :

Durant la nuit (tout aussi inconfortable que la précédente), nous roulons l’équivalent de « Marseille – Tunis » tant en distance qu’en latitude. Nous nous posons à Mito pour profiter de la fête des fleurs de pruniers avant de rentrer à Tokyo ce soir. Au moins aurons-nous vu une « fête des fleurs » si chères au cœur des Japonais. Nous peinons quelque peu pour trouver une consigne pour nos valises, prendre le bon ticket avec le bon bus et descendre au bon arrêt, mais on finit par pique-niquer sous les pruniers. C’est une belle journée, mais vous n’aurez aucune photo car une manipulation malheureuse en a détruite la moitié, et l’autre moitié connut le même sort lorsque Jessy a voulu me montrer la mauvaise manip, croyant qu’elle avait sauvegardé la moitié rescapée… mais en fait… non… Y’a des jours comme ça…
Nous nous sommes consolées en nous disant que nous n’avions fait « que » 30 photos (soit 3 fois moins que d’habitude !!).
Dans le parc, il y avait des stands de confiserie « typiques » et cette fois-ci, on pouvait goûter. Ai-je déjà parlé des confiseries japonaises ? Ah oui… Petit résumé pour ceux qui aurait raté un épisode : c’est peu varié (pâte de riz, pâte de haricot, sésame, fruits confits, riz soufflé) parfois déroutant (pâte de riz sucré entourée d’une feuille de cumin) ou immonde (prunes séchées salées).

Le soir, nous retrouvons Raph, et nous allons au restaurant. J’aurais aimé mangé des tempuras de légumes (légumes légèrement panés) car c’est l’une des rares spécalités que je n’ai pas encore goûtée. Mais il n’y en a pas malgré le florilège proposé. En revanche, je profite de la présence de mes hôtes pour goûter un sushi. Il est vrai que je poisson fond littéralement dans la bouche, mais je ne lui trouve pas beaucoup de goût… ce qui est aussi bien puisque je n’aime pas le goût du poisson. Non, vraiment, le poisson, même au Japon, ce n’est pas ma tasse de thé.
Nous ne faisons pas long feu car tout le monde se lève tôt demain. Car si nous sommes revenues sur Tokyo, c’est pour mieux repartir ! et voyager léger !
Cette semaine, ça aura été « Le Japon au pas de course » et hormis Sapporo, nous aurons évoluons dans un Japon plutôt rural.

Shiraoi et Sapporo

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Malvina speaking :

Il est 6 heures du matin lorsque nous descendons, fourbues, du train. Nous nous renseignons immédiatement sur le prochain train en partance pour Shiraoi, l’autre lieu que nous voulons visiter aujourd’hui et bien nous en prend car il n’y en a pas des masses et le prochain est à 6h24 ! Nous trouvons rapidement une consigne pour nos valises et sautons dans le train où nous poursuivons un peu notre nuit chaotique.

Nous allons à Shiraoi pour voir la reconstitution d’un village ainu (oui, oui. « Ainua, comme dans Tolkien). Les Ainu sont le peuple indigène d’Hokkaido. Leurs premiers contacts avec les Japonais eurent lieu au 16ème siècle et ils avaient gardé un mode de vie de chasseur-pêcheur-cueilleur jusque là. Ils cultivaient un peu et surtout, ils tissent de l’écorce ! (de longues lamelles d’écorce souples qu’ils font tremper ou bouillir pour les assouplir).
En arrivant à la gare de Shiraoi, nous avons vraiment l’impression d’être les seuls occidentaux (et peut-être même les seules touristes !) depuis longtemps. Nous prenons le temps de nous débarbouiller aux toilettes, puis nous marchons vers le village en question.


 Finalement, il ne fait pas si froid. Nous avions prévu des polaires, mais elles ne sont pas nécessaires. (Il fait entre 2 et 5 °C.) Jessy craignait que le site soit aussi mort que le précédent et que les animations annoncées dans le guide ne soient pas au rendez-vous faute de public. Mais en arrivant près de l’entrée, un petit espoir (je n’aurai jamais cru voir un jour, en ce signe, un espoir !!) : un car de tourisme !


Et effectivement, il y avait un groupe touristique avec nous. Nous avons donc pu voir un petit spectacle de chant, musique et danse ainu, dont voici les vidéos. La première video est assez longue mais les suivantes sont relativement courtes.










Avant de reprendre le train qui nous ramène à Sapporo (il n’y en a qu’un, faudra pas le raté !!), nous traversons la petite ville pour aller sur la côte où je plonge deux doigts dans le Pacifique.


A Sapporo, nous espérions que les statues de glace d’un festival se déroulant début février, soient toujours en place… mais non. Nous nous promenons sans grande conviction dans une ville enneigée mais grise et sale… comme le ciel.


Le point d’orgue de notre séjour express à Sapporo : les deux spécialités culinaires ! (Nous ne mangerons qu’un repas pour deux à chaque fois.)
Pour trouver le premier restaurant, je m’arrache les cheveux sur le plan. Nous finissons par le montrer à un japonais qui a encore plus de mal que nous à s’y retrouver ! Mais il ne veut pas nous lâcher !! Il veut nous aider ! Non, il DOIT nous aider !! Il parvient finalement à bien orienter le plan et à se repérer. Mais nous ne sommes pas convaincus par les indications qu’il nous donne et nous suivons notre première impression… qui s’avère être bonne ! A 17h, nous poussons la porte du premier restaurant (les Japonais mangent très tôt) : un petit espace assez typique des restaurant japonais. Au menu « Genghis Khan » du mouton braisé. C’est cher, peu copieux, et le mouton qui est dans mon congèl’ est bien meilleur… tant pis. Jessy a apprécié, c’est déjà ça.


Deuxième étape, deuxième spécialité : le restaurant qu’on nous a conseillé est dans le centre commercial de la gare. Nous y flânons un peu histoire de faire passer le temps et vers 19h, nous nous présentons au comptoir. « 20 minutes d’attente » Ce restaurant ressemble plus à une grande brasserie qui sert de tout. 20 minutes plus tard, on nous trouve une table dans une ambiance bruyante et un peu enfumée. Car c’est un paradoxe de la culture nippone : la très grande majorité des lieux publiques est non fumeur ; certains trottoirs le sont même ! et parfois, il est interdit de marcher ET fumer ! Mais dans les restaurant, il n’y a aucune restriction.
Second repas : une sorte de pot-au-feu de saumon (le saumon, deuxième spécialité d’Hokkaido). Quand même, faut que je mange du poisson ici !! C’est sympathique, mais pas fantastique.


Je vous propose en direct live une visite des toilettes japonais commentée par Malvina :D



En planifiant cette semaine, nous avions hésité à rester plus longtemps dans le nord et faire un tour dans les parcs nationaux. Mais au final, nous sommes bien contentes d’avoir écarté cette option : la neige recouvre tout et nous n’aurions pas réellement eu de diversité dans les paysages.


Ce soir, nous dormons de nouveau dans le train. Nous sommes bien fatiguées, mais je pense que les petites siestes dans les trains alliées à la découverte de nouveaux environnements stimulent notre énergie quand il le faut.

La vallée de Tono

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ATTENTION ARTICLE INTERDIT AU MOINS DE 18 ANS, CERTAINES IMAGES PEUVENT CHOQUER :D

Malvina Speaking :

Levées de bonne heure pour attraper un train à 8 h, nous prenons le temps de petit déjeuner (offert avec la chambre) en pillant le buffet pour notre repas du midi.

 

Au programme d’aujourd’hui : la campagne japonaise avec la vallée de Tono, lieu de légende où vivent des esprits des eaux : les kappa (on sait désormais d’où est tiré le visuel des Tortues Ninja !).


Nous visitons un village reconstitué de la période Edo (1537-1868). Hier, nous étions les seules touristes occidentaux d’Aizu wakamatsu. Aujourd’hui, nous avons l’impression d’être les seules touristes ; point ! Nous évoluons dans un village fantôme, allant de maison en maison sans rencontrer âme qui vive.


Au cours de notre balade dans ce village, nous découvrons un culte prononcé pour la fertilité.


Si bien qu’on fini par prendre un peu possession des lieux ! Nos boulettes de riz sont tout à fait dans le ton du décor !





Après le village historique, c’est le village réel que nous parcourons en quête de ses temples et de ses petits recoins.


Jessica speaking : ce que Malvina ne vous dit pas, c'est que pendant cette balade, elle s'est prise pour un Kappa et pour un chat :D


Je visite une autre maison dédiée aux contes, puis nous retournons à Sendaï pour prendre le train de nuit vers Sapporo sur l’île septentrionale du Japon : Hokkaïdo.

Notre voyage demande un changement avant d’être vraiment dans le train de nuit. Et cela commence mal car notre premier train ne part tout simplement pas. Des annonces passent sans que nous y comprenions grand-chose et Jessy prend sur elle de demander à droite à gauche, aux contrôleurs comme aux passagers, ce qui se dit car des personnes commencent à quitter le navire !! faut-il rester ? prendre un autre train ? la correspondance sera-t-elle assurée ? Je la laisse s’inquiéter pour deux, occupée autour de l’ordinateur. Et soudain, elle revient me dire : « faut bouger ! ». Clic clac, le portable est refermé, passé sous le bras, les fils enroulés en deux mouvements et nous voilà sur le quai avec sacs et valises pour passer dans le train du quai d’à côté. Finalement tout le monde fera ce transfert (avec moins de précipitation que nous) et nous pourrons partir avec 50 minutes de retard.


Dans le train de nuit, nous n’avons pas les petites couchettes comme l’avait prévu Jessy, mais des sièges, certes inclinables (beaucoup), mais des sièges quand même.

Note sur les trains japonais : l’équivalent TGV est beaucoup plus spacieux dans toutes ses dimensions. On peut incliner les sièges de près de 45 degrés sans que notre dossier vienne chatouiller le nez de notre voisin de derrière ; il y a de la place pour mettre les jambes devant nous, les valises au-dessus de nous et parfois, il y a même des prises électriques gratuites pour les sièges aux extrémités du wagon. Tous les sièges peuvent pivoter pour se retrouver dans l’autre sens de marche et au niveau des toilettes, il y a un lavabo avec prise électrique (pour se raser par exemple… ou recharger un portable).

Le train est très bruyant, illuminé et surchauffé. Les sièges ne sont pas très confortables et nous peinons à dormir 4 heures.

Pour passer de l’île de Honshu à celle d’Hokkaïdo, nous passons dans un tunnel sous la mer de plusieurs dizaines de kilomètres.